Au Musée d'Art et d'Histoire
- coursblanchedecast
- il y a 2 jours
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Les élèves de 2e, 3e, 4e et 5e primaires sont partis à la rencontre du passé au Musée du Cinquantenaire Ce que vous allez lire, c'est leur visite...
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Marcher sur les siècles
L'une des premières émotions de la journée se joue au ras du sol. Dans une salle sombre et enveloppante, des squelettes sont exposés sous des dalles de verre rétroéclairées — comme si la terre avait rendu ses morts pour nous les montrer. Les élèves avancent doucement, s'arrêtent, regardent par en dessous. Le silence s'installe de lui-même.
« Nous avons vu des squelettes ! Il y avait une jeune femme, un homme... des personnes de différentes époques. »

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Des personnages surgis du passé
Dans une autre salle, une scène reconstituée s'étend devant les enfants : des mannequins grandeur nature — hommes, femmes, enfant — entourent un mort couché dans un cercueil de bois. Un chien de berger veille. C'est une reconstitution de funérailles mérovingiennes, vivante et presque troublante. Les élèves s'approchent, chuchotent, montrent du doigt.

« Dans un tombeau en bois, nous avons vu une figure humaine couchée. Il y avait des objets autour d'elle, et d'autres personnages qui l'accompagnaient. C'était comme un diorama — avec un grand personnage qui semblait veiller sur elle. »
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La vie quotidienne au bout des doigts
Des jarres romaines, des bols en céramique, des petites fioles de verre vert, une corne à boire — les vitrines consacrées à la vie quotidienne regorgent de trésors discrets. Ce sont des objets que des mains comme les nôtres ont touchés, remplis, portés. Les élèves s'en approchent et comprennent : l'histoire, c'est aussi manger, boire, cuisiner.

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Les mains dans le fil de l'histoire
Contre un mur de briques, un grand métier à tisser en bois attend les élèves. Ses fils colorés — rouge, bleu, jaune — retombent en cascade jusqu'au sol. On peut y toucher, tirer les navettes, sentir la résistance des fils de chaîne.


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Devant les tapisseries de Charles Quint
Puis les portes en bois massif s'ouvrent sur des œuvres immenses — plusieurs mètres de haut — tissées il y a plus de cinq cents ans. Chaque centimètre carré raconte quelque chose.

« Nous avons visité les tapisseries qui représentaient la vie au temps de Charles Quint. Il y avait des chevaliers, des demoiselles... La salle était immense ! »

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Un retable qui raconte la foi
Dans une salle adjacente, un retable gothique en bois s'élève jusqu'au plafond. Ses niches abritent des dizaines de scènes sculptées en bas-relief : la Nativité, la Passion, des saints. Les élèves cherchent à comprendre ce qu'elles voient — et c'est exactement cela, apprendre à regarder.

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La grande galerie et ses mystères de verre
Sous les hautes voûtes en pierre de la galerie principale, les élèves s'arrêtent devant une vitrine de verrerie ancienne. Derrière eux, les arches s'enchaînent, les colonnes montent jusqu'à la lumière. Dans ce cadre de cathédrale, les petits objets exposés semblent encore plus précieux.
Au Cours Blanche de Castille, nous croyons que l'histoire doit se voir, se toucher, s'entendre. Merci à nos élèves pour leurs textes et leurs dessins — et merci aux parents qui nous font confiance pour ces sorties qui, nous en sommes convaincus, laissent des traces pour la vie.
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